Affaire 3ème mandat : Baadiko dénonce des « manœuvres dilatoires » du parti au pouvoir

Dans une déclaration signée par le président de l’Union des forces démocratiques (UFD), Mamadou Baadiko Bah dénonce  les manœuvres de la mouvance présidentielle qui cherche à modifier la constitution guinéenne pour un troisième mandat. 

Dans cette déclaration, le président de l’UFD indique qu’il s’agit de faire accepter progressivement l’idée du troisième mandat à travers des campagnes organisées par les promoteurs du changement constitutionnel : « Toute la vie sociale et même économique de la Guinée est plus que jamais accaparée par les débats sur un éventuel troisième mandat pour l’actuel président qui, en vertu des dispositions des articles 27 et 154 de la Constitution sur laquelle il a prêté serment, ne peut plus se présenter. Mais on se rend compte que ce débat a été ouvert de façon imperceptible, mais méthodique, depuis la prestation de serment de 14 décembre 2015, après le discours cinglant et plein de signification du président de la Cour constitutionnelle d’alors, M. Kelefa Sall. Ce juge sur lequel pèse de graves soupçons de complicité avec le RPG dans les fraudes massives aux élections de 2010, est tombé en disgrâce et déchu de son poste de façon cavalière le 18 septembre 2018 (en violation flagrante de l’article 102 de la constitution) ».

Poursuivant, cette formation politique accuse le pouvoir du RPG de doter la Guinée de nouvelles lois organiques dans le plus grand secret avec éventuellement l’aide de conseillers occultes, alors qu’il aurait posé clairement, estime Baadiko, les problèmes de la constitution de 2010 allant dans le sens de plus de démocratie participative, plus d’Etat de droit, plus de progrès, plus d’unité et de justice sociale.

« Au lieu de mener une démarche républicaine, démocratique et transparente, on distille habilement des extraits bien choisis dans le seul but d’endormir l’opinion. On manipule à souhait les opposants aux projets en donnant de faux agendas de référendum et ou d’élections législatives, couplées ou non dans un contexte où la constitution est violée en permanence par les dirigeants et leurs complices », a-t-il conclu.

Hadja Mariama DIALLO pour loura.info