Mariam Diallo, c’est la femme qui est avait été accusée d’avoir assassiné son mari dans la nuit du 14 février 2019 à Bambeto dans la commune Ratoma. Elle a été libérée ce mardi 3 février 2020 après un an et quelques semaines passés à la maison centrale de Conakry à Coronthie. 

Le juge Aboubacar Mafering Camara, en citant l’article 21 du code pénal alinéa 1 et des articles du code de procédure pénale, s’est appuyé sur le constat fait par le tribunal:
« Le tribunal constate que l’accusée Mariam Diallo est en état de démence au moment de l’action suivant le rapport d’expertise psychiatrique réalisé par professeur agrégé,
Doukouré, la renvoie des fins de la poursuite. »

Pour l’avocat de Mariam Diallo, « la seule occasion pour un avocat d’afficher sa satisfaction c’est quand le droit est en sa faveur. Et le droit est dit par le juge, le droit est appliqué par le juge. Vous savez quand il y a eu ces faits qui ont été commis, ça a fait du bruit », explique Me Alseny Aissata Diallo.

L’argument de la défense était basé sur deux rapports psychologiques qui ont tous conclu le même résultat. Le premier rapport a été fait le 26 février 2019 aux États-unis d’Amérique et transféré en Guinée. Le deuxième a été fait le 23 août 2019 à Conakry par un spécialiste guinéen en la matière.

Le ministère public avait demandé à son tour  une contre-expertise, ce qui fut fait par un autre spécialiste guinéen, dont le résultat a été publié au courant janvier 2020.  Ce troisième rapport a conclu le même résultat que les deux rapports précédents. C’est sur la base du troisième rapport que le juge a pris sa décision.

Il faut rappeler que dès après le meurtre, Mariam Diallo a été arrêtée, mise sous mandat dépôt et détenue à la maison centrale de Conakry.

Hadja Mariama Diallo pour Loura.info