La juridiction supérieure a rendu son arrêt et validé le scrutin  du 22 mars ce vendredi 3 Avril 2020. La cour constitutionnelle, avec un réajustement, indique que le Oui au référendum l’emporte avec 89,76 % au lieu de 91, 59% comme l’avait annoncé la CENI. 
C’est désormais officiel, le parti au pouvoir remporte plus de deux tiers des sièges des législatives du 22mars 2020.
Les résultats communiqués par la Commission Électorale Nationale Indépendante ont été finalement entérinés par la Cour constitutionnelle, ce qui indique que le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) a remporté 79 sièges sur 114 que compte l’Assemblée. C’est un sentiment de satisfaction pour le parti présidentiel et son président, mais pour Bah Oury de l’UDD, l’opposition réunie au sein du FNDC estime avoir réussi non seulement à rendre le scrutin non valable aux yeux de tout le monde mais surtout à amener la communauté internationale à ne pas reconnaitre ces élections: « La communauté internationale comme l’OIF, comme la CEDEAO, comme l’Union européenne ont exprimé de fortes réserves par rapport à la qualité du fichier électoral et ont indiqué pour certains d’entre eux leur méfiance par rapport à l’organisation de ce double scrutin. Donc cela veut dire que ces organisations ne sont pas disposées à reconnaitre cette Assemblée ni cet acte référendaire qui vient d’être fait dans notre pays. Malheureusement pour le gouvernement guinéen la perte d’autorité due à la perte de légitimité par le fait d’aller dans un sens que l’écrasante majorité de la population a rejeté, la partie des autorités morales, des autorités religieuses, tout le monde a demandé à ne pas aller dans ce sens et on connait le nombre de vies humaines qui ont été perdues dans cette aventure. Le gouvernement guinéen a préféré d’aller dans une direction d’auto-suicide pour lui même et de déstabilisation de la Guinée. La Cour constitutionnelle a été au début et à la fin de l’ensemble du processus. Elle a refusé d’assumer ses responsabilités. Elle ne s’est pas prononcée sur le bien fondé du contenu du projet constitutionnel et cela se dira trahir la mission qui lui est dévolue de veiller au respect et des règles constitutionnelles en République de Guinée. Donc elle ne pourrait que valider ce projet dont elle était déjà partie prenante  parce qu’elle a été l’instrument le plus résolu et le plus déterminant. »
Ces résultats sont annoncés alors que le pays vit des moments difficiles face à l’épidémie Coronavirus qui risque de faire des ravages malgré l’État d’urgence sanitaire assorti d’un couvre-feu si la rigueur n’est pas appliquée.
Hadja Mariama Diallo pour loura.info