Après le président délégué de la CENI Salif Kébe (parce que le vrai se trouve à Sékhoutiuréya), qui avait admis dans une interview que des mineurs avaient été enrôlés, c’est la cheffe du département du fichier électoral Mme Djenabou Touré qui reconnaitra à son tour lors d’une conférence de presse du 05 février passé que les personnes décédées figurent toujours le fichier actuel avant que la boucle ne soit  bouclé hier par un autre commissaire qui avoue que la CENI n’a pas été suffisamment vigilante, chose qui expliquerait les problèmes que nous connaissons avec le fichier dont entre autres :

– Des citoyens détenant plusieurs cartes électorales
– Des personnes décédées qui se retrouvent toujours dans ce fichier
– L’enrôlement de  milliers d’enfants pour ne citer que ces trois problèmes.

Après ce constat fait par ces trois commissaires dont le président de l’institution et qui sont tous les trois des commissaires désignés par de la mouvance au pouvoir, nous sommes en droit de nous poser la question de savoir que faire maintenant ?

Dans un Etat normal on aurait déjà non seulement débarquer toute cette équipe,  mieux certains parmi eux auraient même été poursuivis pour leur complicité dans les faits qu’ils ont eux-mêmes avoués.  Malheureusement comme les régimes précédents, la guinée de M. Alpha Condé n’est pas un Etat normal, raison pour laquelle l’opposition devra tenir le cap, continuer le combat et ce, quel que soit le prix à payer pour obtenir au minimum trois choses avant toutes élections organisées par Alpha Condé:

1- Un nouveau fichier électoral fiable
2- Une nouvelle CENI avec un président qui assume la lettre « I » qui signifie l’indépendance
de la CENI.
3- Une Certification du processus électoral par les Nations Unies à l’image de ce qui c’était
passé en Côte d’Ivoire.

Le respect de ces trois conditions est le prix de la paix et même de la stabilité de ce pays.

Non aux élections truquées
Non au 3ème Mandat
#2020UnAutre

La rédaction